基本説明
Comme Mishima dans ses écrits, Bowie avait souvent abordé la mort à travers ses chansons, comme des petits cailloux semés sur son chemin. On la retrouve dès 1967 dans le récit macabre de « Please, Mr Gravedigger » et dans la folie meurtrière de « Hungry Man » ; en 1970 avec la face B « Conversation Peace » ; avec la violence du vétéran du Vietnam de « Running Gun Blues » sur The Man Who Sold The World ; en 1972 avec le suicide rock'n'rollesque de Ziggy Stardust ; sur Diamond Dogs avec le décor post-apocalyptique de la ville imaginaire Hunger City et la fameuse strophe « This ain't rock'n'roll/This is genocide » ; en 1987 sur « Day In Day Out » (Never Let Me Down) avec l'histoire d'une femme outragée et pensant au suicide ; en 1993 avec « Jump They Say » ; sur quasiment tout l'album Outside en 1995, où Bowie raconte des histoires de tueurs en série ; sur « I'm Afraid Of Americans » dans le clip duquel il se fait traquer par la mort ; sur « Bring Me The Disco Kid » où il se lamente étrangement sur sa fin prochaine en se remémorant peut-être ses sombres pratiques à Los Angeles dans les années 1970 (Reality, 2003) ; sans compter bien sûr l'évocation du suicide, à nouveau, dans « You Feel So Lonely You Could Die » et la violence de « Valentine's Day » sur The Next Day (2013), auquel il est attaché puisqu'il en reprendra le personnage psychopathique dans sa comédie musicale Lazarus (2015).



