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基本説明
David Robichaud et Patrick Turmel s'attaquent à cette idée bien ancrée selon laquelle la richesse collective viendrait d'abord du mérite et du travail individuel. Bien entendu, il n'est pas faux de prétendre qu'on puisse faire de grandes réalisations à l'aide d'acharnement et d'ambition. Mais, aussi grandes ces réalisations soient-elles, elles sont également dépendantes du contexte social, culturel et économique d'une société. Les auteurs illustrent cet argument avec l'exemple du grille-pain. Seul sur une île, il nous serait en effet impossible d'arriver à construire un grille-pain. En société, en raison des ressources transformées, de la technologie développée, de la main-d'oeuvre disponible, la tâche devient alors bien plus simple. Malgré tout ce qu'il a pu accomplir, l'individu est donc redevable à la société : « Gardons ceci en tête : si un individu laissé à lui-même sur une île déserte est incapable de produire un bien donné, alors il ne mérite pas entièrement les bénéfices qu'il peut en retirer sur le marché. »
Dans l'état de nature donc (que l'on retrouve notamment chez les contractualistes tels Locke et Hobbes), chacun agit égoïstement en ne pensant qu'à maximiser ses jouissances et combler ses besoins, sans égards aux autres. Mais voilà, le fait est que l'on devrait bien, un jour ou l'autre, apprendre à mettre de côté quelques désirs pour assurer une bonne cohésion sociale. Pour les auteurs, la clé de cette cohésion se trouve dans les principes de «coordination», de «coopération» et de «compétition». Tout un programme !



