Description
Cet ouvrage collectif explore la figure de l'élève lecteur de la maternelle à l'université. À travers des approches historiques et didactiques (incluant le numérique) centrées sur les prescriptions institutionnelles, les pratiques enseignantes ou les réceptions subjectives des apprenants, il problématise le rapport de l'élève à la littérature.
De l'album de maternelle à la dissertation à l'université, comment l'école construit-elle son élève-lecteur apprenant ? Et que devient l'enfant, avec ses émotions et ses lectures personnelles, face à cet archi-élève imaginé par les enseignants et cet élève discipliné, formés aux normes de la discipline scolaire ?
Ce livre plonge au coeur des pratiques de classe, des manuels, des textes officiels et des productions numériques d'élèves. À travers des études menées du préélémentaire à l'université (Suisse, France, Québec), il explore la tension entre lecture subjective et analyse distanciée.
Au fil des débats interprétatifs, des journaux de personnages ou de la compréhension des implicites, on découvre que l'élève apprend au fil des degrés scolaires à habiter la fiction tout en construisant une posture analytique. Cet ouvrage est une plongée dans la fabrique d'un lecteur critique, qui passe par l'émancipation et la gestion des conflits interprétatifs.
Christophe RONVEAUX enseigne la didactique du français à l'Université de Genève. Il coordonne des projets de recherche sur la lecture d'albums de littérature de jeunesse et la littératie numérique : entre autres, Lecture-littérature-numérique qui rassemble des chercheurs et chercheuses sur le développement d'instruments d'enseignement sur la lecture.
Anne Monnier intervient dans la formation à l'enseignement secondaire en didactique du français et en histoire de l'éducation à l'Université de Genève. Ses recherches portent en particulier sur l'histoire de l'enseignement de la littérature en Suisse.



