Description
« Cultiver la nature » et « reconnaître l'altérité » constituent les fils rouges discutés dans cet ouvrage qui porte sur les sciences de l'enfance et les transferts de réformes pédagogiques. Il embrasse les 19e et 20e siècles dans des espaces défiant les frontières culturelles, dans une perspective à la fois transnationale et pluridisciplinaire.
« Cultiver la nature » et « reconnaître l'altérité » constituent les fils rouges discutés dans cet ouvrage qui porte sur les sciences de l'enfance et les transferts de réformes pédagogiques. Il embrasse les 19e et 20e siècles dans des espaces défiant les frontières culturelles : de la Chine à l'Amérique du Sud, du Québec à la Russie, des États-Unis à l'Afrique, entre la France métropolitaine et l'Outre-mer, comme l'Empire ottoman et l'Europe, et réciproquement.
Des dialogues féconds entre histoire, philosophie, sociologie, psychologie, ethnographie, didactique, permettent ainsi de cerner la fabrication ambiguë des identités et naturalités, des altérités et étrangetés. Quelles représentations et classifications génèrent-elles, en contextes sensibles -guerres, migrations, dé-colonisations-, mais aussi au coeur de nos entreprises éducatives, traversées de discriminations en tout genre.
La polyphonie du volume invite à désoccidentaliser l'histoire des réformes, sans renoncer au pari d'élargir l'accès à l'éducation : une universalité susceptible de se reconfigurer aux prismes des luttes d'émancipations qui se jouent dans nos sociétés contemporaines.
Rita Hofstetter : Professeure d'histoire de l'éducation à l'Université de Genève. Co-responsable des AIJJR et d'Érhise.
Bérengère Kolly : Maîtresse de conférences à l'Université Paris-Est Créteil et à l'Inspé de Créteil. Laboratoire LIS (EA 4395).
Xavier Riondet : Professeur à l'Université Rennes 2. Centre de recherche sur l'éducation, les apprentissages et la didactique.



