基本説明
- Objet de métamorphoses destinées à dissimuler le visage à des fins cosmogoniques, religieuses ou théâtrales dans les sociétés anciennes, le masque connut en Europe, notamment en France, un renouveau et un succès considérable à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et ceci dans la sculpture comme dans les arts décoratifs.
Étape de travail dans la réalisation d’un portrait, réduction de ce dernier à l’essentiel, élément décoratif ou architectonique, il reste l’un des genres de la sculpture parmi les plus familiers mais également les moins étudiés pour eux-mêmes. Indissociable de l’œuvre de Rodin et de Carriès, le masque demeure néanmoins un accessoire doté d’une « inquiétante étrangeté », qui entre en résonance avec tous les arts visuels, la peinture (Ensor, Munch), l’estampe (Valloton) et la photographie (Steichen). Reflet de l’exposition du musée d’Orsay, cet ouvrage, qui compte une centaine de masques réalisés entre les années 1860 et 1930, des peintures, des photographies, se propose de donner à voir et d’analyser la foisonnante mise en œuvre d’une grammaire visuelle qui pousse l’obsession illusionniste ou le symbolisme jusqu’à l’étrange et parfois l’excentricité jusqu’aux années 1930 (Wildt), mais aussi l’expérimentation continuelle des matériaux de la sculpture (grès émaillé, pâte de verre, bois…).



