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基本説明
« Du très joli travail ! » s'exclame Maurice Barrès. « Le premier programme sérieux de liberté », admet Charles Péguy. « La plus grande réforme qui ait été tentée dans notre pays depuis la Révolution française ! » s'enthousiasme Jean Jaurès.
Ces louanges vont à la séparation des Églises et de l'État. À l'approche des fêtes de Noël 1905, la voilà réalisée. Après un siècle de tensions et de passions françaises, le Parlement a tranché : le divorce est consommé entre la France, « fille aînée » de l'Église et sa « Sainte-Mère », et plus généralement entre l'État et les cultes reconnus depuis 1801.
Cette Séparation historique ne s'est pas faite n'importe comment. C'est une réforme libérale, souhaitée « sans violence et sans heurts », élaborée et discutée dans le même esprit. La victoire, en somme, du libéralisme
républicain, loin de toute brutalité, la solution d'apaisement à la guerre religieuse. Ainsi naît véritablement la laïcité à la française, combinant liberté de conscience et libre exercice du culte.
Au centre de ce travail législatif hors du commun, un homme, le rapporteur de la loi, Aristide Briand. Socialiste et réformiste, il a porté le texte au Parlement, au cours de longues séances exaltantes. À partir de 1906, il décline la nouvelle législation laïque, comme ministre des Cultes, avec la même souplesse et une détermination inentamée.